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Lundi 11 août 2008 1 11 /08 /2008 08:59

Par Hervé Nathan, rédacteur en chef à Marianne. Le président se félicite que les grèves ne se voient plus ? Rira bien qui rira le dernier : la loi sur le temps de travail réserve quelques bonnes boîtes à gifles !
Lire l'article : cliquez sur link

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Lundi 11 août 2008 1 11 /08 /2008 08:04

En 2004, le montant moyen des retraites perçues par les femmes a été de  38 % inférieur à celui des hommes.
Un départ à la retraite à un âge plus tardif.
3 femmes sur 10 doivent attendre l’âge de 65 ans pour compenser les effets d’une carrière incomplète et accéder au bénéfice du taux plein pour le calcul de leur pension, alors que les liquidations tardives concernent peu les hommes (seulement 1 homme sur 20).
Plus d’une femme sur deux ayant pris sa retraite en 2006 a vu sa pension du régime général portée au minimum contributif . Cela signifie que bien qu’elle ait exercé une activité professionnelle, ses rémunérations ont été trop faibles pour parvenir à un niveau de pension minimal de 633 euros mensuels, ou bien qu’elle n’a pas validé un nombre suffisant de trimestres pour pouvoir prétendre à une retraite à taux plein.

La France doit faire face à un vieillissement très important de sa population alors que parallèlement, les prochaines décennies seront fortement marquées par la progression de la population féminine dans la population totale, comme dans la population d’âge actif, sans que les possibilités de sortie de la vie active ne leur soient très favorables. Plus précisément, après 2020, la population âgée de 80 ans et plus aura augmenté de pratiquement 50 %. Or, c’est à partir de cet âge que commence la dépendance. Elle concernera pour l’essentiel une population majoritairement féminine et généralement isolée.

Selon le rapport d'information de l'Assemblée nationale déposé par  la deputée Claude Greff sous le titre "les femmes et leur retraite".

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Dimanche 10 août 2008 7 10 /08 /2008 08:05

Le président du MoDem travaille à la rédaction d'un nouveau livre politique
Après deux années électorales particulièrement chargées en émotions pour le troisième homme de la présidentielle de 2007, la question ne se pose même pas. C'est naturellement, chez lui, dans sa maison de Bordères, près de Pau, que François Bayrou entend se ressourcer.
En juillet, François Bayrou a poursuivi son combat contre le président de la République. Le premier, le leader centriste a dénoncé «les protections au plus haut niveau», celui de Nicolas Sarkozy, dont aurait bénéficié Bernard Tapie dans l'affaire du Crédit lyonnais. Il a ainsi ouvert une polémique dans laquelle se sont engouffrés les socialistes qui ont demandé la création d'une commission d'enquête parlementaire.
S'il doit rester seul contre tous, François Bayrou croit ferme en son destin. Et dit attendre beaucoup de la prochaine séquence électorale, les européennes, qui auront lieu en juin 2009, pour relancer son parti. Ce scrutin, à la proportionnelle, sera peut-être l'occasion de se refaire une santé électorale. Mais également de «repenser» l'idée même de l'Europe.
Rodolphe Geisler|

Lire l'article du  Figaro en entier :link

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Samedi 9 août 2008 6 09 /08 /2008 08:20

Sondage : les Français peu confiants dans l'Europe

Alors que notre pays prend mardi la présidence de l'Union, les Français doutent plus que d'autres des bienfaits de la construction européenne, selon un sondage BVA.

Pour un Français sur trois, l'Europe est une source de crainte. Parmi les Vingt-Sept, nous sommes l'un des peuples les plus inquiets. À en croire l'Eurobaromètre de printemps, même les Irlandais, un mois avant de dire « non » au traité de Lisbonne, étaient 65 % à avoir une image positive de l'Union. Nous ne sommes que 30 % à y puiser de l'espoir, soit moitié moins qu'il y a cinq ans (61 %). Le sentiment des Français à l'égard de la construction européenne s'est considérablement dégradé.
Au moment où notre pays prend la présidence de l'Europe, les résultats de notre sondage sont « politiquement dévastateurs », selon Jérôme de Sainte-Marie, consultant de BVA opinion. 
 Il semble que la perception des effets de la mondialisation sur la situation personnelle des personnes interrogées soit un critère fort de différenciation. Ainsi, 13 % seulement des ouvriers voient une chance dans la construction européenne, contre 49 % des cadres supérieurs.  

« Image brouillée » 
 Très clairement, on attend de la présidence française qu'elle privilégie la protection, celle de l'environnement et celle des consommateurs (43 % pour les deux thèmes, 66 % à gauche). Le climat est aussi l'une des priorités fixées par Paris. Mais les Français ne se soucient guère des autres, comme la politique agricole commune (3 %) ou l'Europe de la défense (2 %). L'Europe est plus considérée comme « un bouclier » que comme « une ambition », constate Jérôme de Sainte-Marie.

 Il est donc logique que l'Union paraisse bien placée pour résoudre les problèmes liés à la hausse des prix alimentaires (63 %) et, dans une moindre mesure, de l'énergie (47 %). Mais peu pertinente pour trouver des solutions aux conflits du Proche-Orient ou à la crise entre la Chine et le Tibet.
Cela n'empêche pas les Français de considérer que la politique étrangère (53 %) devrait être plutôt de compétence européenne. Mais ils sont très attachés à ce que la santé, l'éducation, l'emploi, la fiscalité restent entre les mains du gouvernement français. Le thème de l'immigration oppose les ouvriers, partisans à 73 % d'une gestion nationale du problème, aux cadres qui, à 63 %, estiment préférable une gestion européenne.  

La victoire du « non » en Irlande est perçue comme une nouvelle plus mauvaise pour la présidence française que pour l'Europe elle-même. Les sondés relativisent l'importance d'un processus institutionnel qu'ils comprennent mal. Voilà sans doute pourquoi quatre Français sur dix se disent prêts à abandonner le traité de Lisbonne, dont la moitié des sympathisants socialistes. Un petit 14 % souhaite que l'on fasse revoter les Irlandais. De cette « image brouillée », révélatrice du « vent de pessimisme levé par le vote irlandais », Jérôme de Sainte-Marie tire la conclusion qu'un « discours redonnant un sens clair » à la construction européenne s'impose d'urgence « à l'orée de la présidence française » 
Joseph LIMAGNE.
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Vendredi 8 août 2008 5 08 /08 /2008 09:21

L’Ossétie du Sud plonge dans une guerre non-déclarée entre la Russie et la Géorgie, mais bel et bien visible sur le terrain. Pour repousser l’offensive lancée ce jeudi soir par Tbilissi pour tenter de reprendre le contrôle de la région sécessionniste, des troupes russes sont entrées dans la capitale de la province, Tskhinvali, dont les forces russes et géorgiennes se partagent désormais le contrôle.

Dans la capitale, plus de dix soldats issus de la force russe de maintien de la paix ont été tués dans des bombardements géorgiens, d’après un responsable militaire russe. De son côté, l’aviation russe a visé la base militaire aérienne de Vaziani près de la capitale géorgienne.
Le président géorgien Mikhail Saakashvili a par ailleurs affirmé que ses troupes ont abattu deux avions de combat russe.
Selon le président ossète, des centaines d’habitants de Tskhinvali auraient été tués dans l’offensive géorgienne.
La capitale aurait été quasiment entièrement détruite d’après le commandant de la force russe de maintien de la paix.
Pour les habitants, il faut désormais fuire. Certains tentent de se protéger dans des abris souterrains.
De son côté, le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov n’a pas hésité à évoquer des cas de nettoyage ethnique qui auraient obligé les populations à fuire de certains villages de la province.

Source : Euronews link

voir aussi l'article du  Point (carte ci-dessus © Lepoint.fr ) le 08/08/2008  link

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Vendredi 8 août 2008 5 08 /08 /2008 01:53

P our justifier l'attribution des JO à la Chine en 2001, le Comité international olympique (CIO) avait argué d'une ouverture démocratique sans précédent dans ce pays. A quelques heures de l'ouverture de cet événement, une grande partie de la presse internationale ne cache pas sa déception.
 Une question taraude l'éditorialiste du quotidien belge Le Soir en ce vendredi 8 août, date de début des Jeux 2008 : "Avons-nous eu tort ou, pire, été naïfs en faisant confiance à ce nouveau continent ? Nous a-t-il trompés sur sa vraie nature, avec pour complice passif un CIO Ponce Pilate de la démocratie ? Allons-nous, en cautionnant ces Jeux, fermer les yeux du monde sur le vrai visage de cet empire qui soigne si bien nos intérêts économiques ? Il n'y a pas de réponse évidente aujourd'hui à ces questions. L'attribution des Jeux à la Chine était en soi une idée légitime, au regard de ce qu'avait accompli et de ce que promettait le pays. Les Jeux ne pouvaient qu'ajouter à l'ouverture croissante de cette cité jusque-là interdite au monde. Leur déroulement, après les incidents tibétains et après le constat des promesses non tenues sur les droits de l'homme, est un défi."

 Au milieu d'une presse allemande assez critique à l'égard de ces jeux, le quotidien Frankfurter Rundschau estime qu'un seul constat s'impose : "La Chine est encore le pays de la non-liberté. Malgré des avancées sociétales, malgré la croissance économique, malgré des logements modernes, la toute puissance du parti communiste reste la même. Les libertés apparentes dans la vie quotidienne des Chinois, comme les vacances à l'étranger, ne sont en réalités que des faveurs accordées par le parti", explique le journal, en expliquant comment les autorités continuent d'exercer un contrôle absolu sur le pays.

 La violente répression des émeutes au Tibet au mois de mars a clairement indiqué, selon le quotidien suisse
Le Temps, que la Chine ne comptait absolument pas modifier sa ligne de conduite. "Nul n'a jamais prétendu que les JO pourraient transformer la Chine. Mais il n'était pas illégitime d'espérer qu'ils arrimeraient un peu plus Pékin aux normes internationales. Depuis bientôt un an, et surtout depuis les émeutes de Lhassa, on constate l'inverse. La Chine se crispe, se referme, obsédée par la maîtrise sans faille de sa fête", explique le journal. "Face à ces manquements, les ONG ont été dans leur rôle en dénonçant la trahison de Pékin. Sans surprise, les Etats se sont montrés plus timorés. A l'heure où l'économie mondiale craint une crise, il n'est pas indiqué de braquer l'un de ses acteurs les plus dynamiques. Mais sans verser dans le travers des donneurs de leçons, on aurait pu attendre un peu plus de fermeté, notamment des Européens."
La France occupant actuellement la présidence tournante de l'UE, le président français Nicolas Sarkozy est la cible de nombreuses critiques car il sera présent à Pékin ce vendredi 8 août alors que les principaux dirigeants européens ont préféré se faire porter pâle. "Si le rétropédalage était un sport olympique, le président français Nicolas Sarkozy serait un candidat sérieux pour la médaille d'or", ironise le magazine américain
Time. La publication rappelle les propos tenus par le chef d'Etat français au mois d'avril. Il s'était déclaré "choqué" par les événements tibétains et avait assuré qu'il n'assisterait à l'ouverture des JO qu'en cas de reprise du dialogue entre la Chine et les représentants du dalaï-lama. Mais sa position a bien changé depuis. Et le journal américain s'amuse du fait que le président Sarkozy a expliqué "qu'il n'avait pas la liberté de boycotter la cérémonie d'ouverture au nom de la France étant donné que d'autres pays attendent de lui qu'il représente l'Union européenne." 

      Pour le quotidien espagnol  La Vanguardia, les Jeux ne représentent pas seulement une épreuve pour la Chine. "Ils constituent aussi une épreuve pour l'Occident, bien moins puissant que les lors des siècles passés, qui doit apprendre à cohabiter avec une superpuissance différente et à établir des relations équilibrées. Ce processus a déjà commencé, comme en attestera la présence des grands dirigeants politiques de la planète dans la tribune des invités de la cérémonie d'ouverture des Jeux."           

      Article d'Olivier Bras   paru dans  Le Courrier International le 8 août 2008
                   

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Jeudi 7 août 2008 4 07 /08 /2008 01:25

Les Français travaillent plus de 35 heures par semaine!
La durée moyenne de travail est de 41 heures par semaine pour un temps plein. Les agriculteurs sont ceux qui travaillent le plus avec près de 59 heures par semaine. Viennent ensuite les artisans, commerçants et chefs d’entreprises (55h/semaine) puis les cadres (44h/semaine). Les ouvriers travaillent en moyenne 37,9 heures hebdomadaires, donc plus que la durée légale.
Près des deux tiers des personnes ayant entre
15 et 64 ans ont un emploi. Près de 90 %d’entre elles sont salariées.
La proportion d’emplois précaires augmente: les contrats en intérim, les contrats à durée déterminée, les stages, les contrats aidés et d’apprentissage représentent 12% de l’emploi.
82 % des emplois à temps partiel sont occupés par des femmes.
Les taux de chômage masculin et féminin sont respectivement de 7,4 % et 8,5 %.

 Voir tous les résultats de l’enquête Emploi : link

 MoDem66


 

 

 

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Mardi 5 août 2008 2 05 /08 /2008 07:24

L’indice de confiance est tombé à 46,3 au mois de juillet contre 92  Il y a un an .
Les défauts de paiement ont augmenté de 172% au second trimestre en Espagne : les faillites se multiplient dans les secteurs de la construction et de l’immobilier. Cette crise du crédit vient s’ajouter à une forte inflation nourrie notamment par l’augmentation du prix des carburants.
Toujours en juillet, les ventes de détail en Espagne ont souffert de cette baisse de confiance des consommateurs et de la baisse de leur pouvoir d’achat due à une inflation au plus haut depuis 13 ans.
Les chômeurs candidats aux indemnités de chômage ont augmenté de 1,5% au mois de juillet : c’est le 4ème mois de hausse des demandeurs d’emploi indemnisés en Espagne. Leur nombre atteint désormais un record de dix ans.
Source: Euronews
 
 MoDem66

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Lundi 4 août 2008 1 04 /08 /2008 18:03


Le Xinjiang, vaste région montagneuse et désertique, compte plus de 8 millions d'Ouïghours, des musulmans turcophones d'Asie centrale, dont certains sont accusés par Pékin de mener des actions indépendantistes violentes. Située dans le nord-ouest de la Chine, sur l'ancienne route de la Soie, cette région couvre un sixième du territoire du pays avec une superficie de 1,66 million de km2. Cette province compte près de 20 millions d'habitants, appartenant à 47 ethnies, dont la principale, les Ouïghours.

Frontalière notamment avec l'Afghanistan et les ex-républiques musulmanes de l'URSS - le Kazakhstan, le Tadjikistan et le Kirzhistan, c'est la plus occidentale des provinces chinoises, à plus de 3.000 km au nord-ouest de Pékin. Une des plus pauvres de Chine, aussi. Elle constitue cependant avec le bassin du Tarim la principale réserve d'hydrocarbures du pays. Depuis les années 1990, la politique de développement de Pékin s'accompagne, comme au Tibet, de l'envoi de nombreux Chinois d'ethnie Han afin de "diluer" l'influence des Ouïghours.

Rattachée à l'empire chinois en 1884, le Xinjiang faisait partie du Turkestan avant son partage entre la Russie et la Chine au XVIIIe siècle. Devenue un champ clos de la rivalité sino-soviétique, elle était connue initialement sous le nom de Turkestan chinois avant que Pékin ne lui donne le nom de Xinjiang ("nouvelle frontière"). Le Xinjiang s'est manifesté par des velléités d'indépendance à l'égard de Pékin avant même la création de la République populaire de Chine en 1949. Une partie de la province a connu une période d'autonomie, sous le nom de Turkestan oriental, mais de manière très brève, entre 1930 et 1949.

Interrogé par lepoint.fr, Didier Chaudet, chercheur à l'Institut français des relations internationales (Ifri), décrit les effets-boomerangs de la répression, par Pékin, des minorités ethniques en Chine.

lepoint.fr : Que vous inspirent les attentats meurtriers contre un poste de douanes, lundi matin dans la région musulmane du Xinjiang (nord-ouest de la Chine) ?


Didier Chaudet :
Loin d'être le fruit du hasard, ces attentats montrent que des groupes islamistes, notamment le Parti islamiste du Turkestan oriental, inscrit sur la liste des organisations terroristes américaines depuis 2002, semblent avoir la possibilité de recruter de jeunes nationalistes confrontés à la répression chinoise. C'est un nationalisme qui passe par l'islam pour s'exprimer. Les Hans [l'ethnie majoritaire en Chine, NDLR] musulmans qui habitent dans la région, les Huis, ne sont d'ailleurs pas du tout touchés par cette campagne de recrutement. Cela montre le caractère plus nationaliste qu'islamiste de la contestation en général.

lepoint.fr : Les Jeux olympiques de Pékin sont-ils menacés par ces groupes islamistes ?

D. C. :
Ils peuvent effectivement essayer de s'en prendre à la capitale. Récemment, il y a eu des attentats-suicides dans les bus en dehors du Xinjiang, dont on ne connaît toujours pas l'origine exacte. Mais la sécurité va être renforcée. Les autorités chinoises savent que si une bombe explose à Pékin, tout leur travail d'autorité et de respectabilité sera sapé. Surtout si l'attentat est perpétré par un groupe terroriste totalement inconnu du reste du monde, au point que la majorité des médias a longtemps considéré cette menace comme inexistante... Les autorités chinoises vont tout faire pour éviter une attaque, ce qui peut impliquer une recrudescence de la répression au Xinjiang et provoquer ainsi une montée des tensions dans cette région.

lepoint.fr : Si le danger existe, ce n'est donc pas seulement un prétexte du régime chinois pour justifier une répression dans certaines régions ?

D. C. : Pas seulement. Le problème du Xinjiang n'est pas nouveau. Il y a eu une montée en puissance des tensions dans les années 1990 jusqu'en 1998 où les choses se sont calmées après une grande répression chinoise. La population ouïgour a été malmenée par cette répression extrêmement large et violente appelée politique du "frapper fort" en 1995-1996. Celle-ci visait à tuer dans l'oeuf tout politique séparatiste. Mais elle ne s'appliquait pas à une population spécialement touchée par le djihadisme : il faut savoir que les Ouïghours pratiquent un islam très modéré. On se souvient d'une manifestation de soutien à un imam en 1995 arrêté pour avoir fait un sermon du vendredi en faveur des droits de la femme dans sa mosquée. Les Chinois estimaient que ceux-ci ne pouvaient être abordés que par le Parti communiste...
Mais aujourd'hui, il y a un danger, djihadiste cette fois, qui se précise de plus en plus. On trouve de petits groupes islamistes d'Ouïghours qui ont été au contact de la résistance afghane contre les Soviétiques dans les années 1980 et des talibans quand d'autres qui se sont alliés au mouvement islamique d'Ouzbékistan, un groupe très important qui a fait trembler les régimes d'Asie centrale. Si le nombre de groupes islamistes radicaux qui utilisent le terrorisme reste limité, ils existent malgré tout. Un certain nombre ont pu s'échapper avec les talibans dans les provinces tribales pakistanaises, et on ne sait pas combien ont pu repasser du côté du Xinjiang. Les événements récents nous amènent à penser qu'ils sont présents et actifs.

lepoint.fr : La fracture au Xinjiang est-elle une une séparation que l'on peut qualifier d'ethnique ?

D. C. :
Il y a effectivement une coupure ethnique claire entre les Hans et les Ouïghours. Mais il ne faut pas être manichéen : les Hans qui habitent dans la région depuis longtemps ont des aussi problèmes avec les Hans nouvellement installés, arrivés avec la répression dans les années 1990 que les Ouïghours eux-mêmes. La coupure n'est donc pas à 100 % ethnique même s'il y a d'un côté les Ouïghours et de l'autre côté les Chinois. Elle est aussi linguistique. Le régime de Pékin essaie de calmer les choses, principalement par le biais de l'économie mais il faudrait une reconnaissance en termes culturels et politiques pour que les tensions puissent avoir une chance de retomber.

lepoint.fr : La situation très médiatisée au Tibet ne masque-t-elle pas les problèmes de la région du Xinjiang ?

D. C. : Effectivement, il y a un côté superficiel dans la critique de l'actualité tibétaine, très liée à l'image du dalaï-lama et du bouddhisme. Or, il y un problème plus global en Chine : celui des minorités. Si les tensions montent dans toutes ces provinces plus ou moins autonomes, il y aura un affaiblissement de la Chine à terme, et les occidentaux ont beaucoup plus à craindre d'une Chine affaiblie que d'une Chine forte et intégrée dans le concert des nations. Il n'y a pas que la Chine qui risque d'être touchée : le sud de la Russie et l'Asie centrale le seraient également. 

Publié le 04/08/2008 Le Point.fr 
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Par les democrates66 - Publié dans : Au delà de l'Europe
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Vendredi 1 août 2008 5 01 /08 /2008 08:01

LEMONDE.FR | 31.07.08 |
La vice-présidente du MoDem, Corinne Lepage, a déposé un recours devant le Conseil d'Etat pour demander l'annulation du fichier.
En savoir + : cliquez sur : link 

Par lvce - Publié dans : Justice
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